Fermeture de McDonald’s en Russie : mesure sanitaire ou embargo russe ?

Le 20 août, quatre restaurants Mc Donald ont été fermés par les autorités russes, officiellement pour des raisons sanitaires. Mais ces décisions sont dénoncées comme une suite de l’embargo russe. D’ailleurs, ce ne serait pas la première fois que des arguments sanitaires cachent des décisions liées à la politique étrangère, telle l’importation des chocolats Roshen interdite car ils seraient brusquement jugés cancérigènes.

Une fermeture justifiée par des préoccupations sanitaires

Quatre McDonald’s à Moscou, dont le très emblématique fast-food de la Place Pouchkine qui fut le premier à ouvrir, en 1990, après la fin de la guerre froide, ont été fermés. Les autorités russes expliquent que cette décision a été prise en raison de nombreuses « violations répétées du code sanitaire » : les normes de sécurité ne sont pas respectées, ainsi que celles liées à la valeur énergétique des plats. Des inspections sanitaires dans tous les établissements du pays, au nombre de 438, ont en outre été annoncées par le Rospotrebnadzor, instance russe de contrôle.

Une fermeture intervenant dans le contexte de tensions avec l’Occident

Toutefois, cette mesure a une résonance particulière dans le contexte actuel, qui conduit clients et observateurs à affirmer qu’elle est purement politique. Ils dénoncent ainsi une mesure de rétorsion à l’encontre de l’Occident, en s’attaquant à ses plus grands symboles. En effet, le gouvernement russe a déjà déclaré un embargo sur l’importation de plusieurs produits alimentaires provenant d’Australie, des Etats-Unis et de l’Europe, suite à la crise ukrainienne. Il semble aujourd’hui vouloir frapper directement les entreprises occidentales. L’enseigne avait déjà été impliqué ce conflit politique : ses restaurants de Crimée avait été fermés à la suite du rattachement de la péninsule à la Russie.

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