Moi, mon e-réputation et le web : vive l’ego-surfing

L'ego-surfing, entre vanité et obligation

Vous arrive-t-il de lancer votre moteur de recherche et de taper votre nom pour voir ce qui va en ressortir ? Vous faites donc partie des 71 % d’internautes français  à avoir déjà pratiqué l’ego-surfing. Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi donc ? Toutes les réponses sont ici.

L’ego-surfing : Google, dis moi ce qu’on pense de moi !

L’ego-surfing consiste tout simplement à se chercher soi-même dans le moteur de recherche de son ordinateur ou de son smartphone. Vous tapez « Paul Dupont » dans Google et celui-ci vous montrera comment le web vous perçoit, tout simplement.

Les  résultats peuvent ou non refléter votre personnalité et peuvent surtout faire ressortir des résultats pour le moins inattendus : si vous êtes du genre fêtard, il est possible que vous retrouviez des photos embarrassantes de cette soirée particulièrement arrosée où vous aviez fini en tutu rose. Tout ça parce qu’un ami vous a pris sur son smartphone avant de partager l’image sur Facebook, y associant votre nom.

Bien sûr, c’est là une situation évitable et regrettable mais qui peut expliquer en partie cet attrait pour l’ego-surfing. Pourtant, selon une étude Ipsos révélée en novembre 2014, 51 % des sondés avouent tout simplement le faire par curiosité quand 21 % le font pour s’assurer de ne pas retrouver des documents gênants associés à leur nom.

Et d’ailleurs, que faire en cas de résultat honteux ? Autant vous le dire tout de suite, il va falloir vous accrocher. La première chose sera de contacter l’ami indélicat ou le site qui pourrait vous faire ombrage afin de retirer le document compromettant. Normalement, la personne devrait accepter mais tout n’est pas toujours si simple. Dans ce cas, vous pouvez demander à Google (le principal moteur de recherche) de vous faire bénéficier du droit à l’oubli mis en place dans l’année mais il faut savoir qu’il faut patienter en moyenne un mois avant d’être entendu et qu’en octobre 2014, seules 29 % des requêtes étaient satisfaites.

Dans le pire des cas et si tous vos recours sont épuisés, il va falloir agir sur deux leviers moins accessibles pour faire reluire votre image : le référencement et l’e-réputation. Il existe des spécialistes dans ce domaine, qui feront en sorte de faire disparaitre l’image ternie en la cachant derrière des images plus attractives de votre personne. Bon à savoir.

L’e-réputation, un véritable impact sur sa carrière

Aujourd’hui, difficile de ne pas se servir du web pour tisser sa toile professionnelle : entre les sites pour chercher et postuler à un emploi ou ceux qui vous assurent de former un réseau professionnel, la recherche d’emploi se passe en grande partie sur Internet.

D’un autre côté, vous n’êtes pas seul à chercher sur le web puisque ce ne sont pas moins de 68 % des recruteurs qui « googlisent » les candidats avant un recrutement. Si vous disposez d’une e-réputation qualitative, vous toucherez d’autant plus ces recruteurs connectés, mais une image négative peut vite apparaitre aussi. La photo où vous êtes ivre mort, si elle ne concerne pas vraiment votre carrière pourrait bien l’impacter.

Il est donc capital de faire attention à sa réputation sur le web si l’on veut passer pour une personne professionnelle aux yeux des recruteurs. A ce propos, le CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a publié une fiche pratique qui comporte les bases d’une e-réputation saine à retrouver sur cette page.

Enfin, si votre nom est commun (les Michel Dupont de France devraient se reconnaître ici) ou partagé par d’autres personnes, attention à un détail qui peut avoir son importance : lorsqu’il cherchera votre nom, le recruteur ne saura pas toujours qui vous êtes. Pour peu qu’un homonyme ait fait des siennes, vous risquez d’en pâtir à sa place. Un coup d’ego-surfing et vous saurez au moins ce qu’on dit de vous et si vous êtes plusieurs à partager un même nom.

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